L’ensemble des acteurs de la cybersécurité notent depuis plusieurs semaines une recrudescence des fraudes informatiques, en particulier celles utilisant très directement le covid-19 comme vecteur frauduleux.
Ainsi, l’on ne compte plus les tentatives d’hameçonnage (phishing) ayant pour appât le virus. Cette forme d’escroquerie consiste à créer un message avec une apparence officielle (logo d’une organisation mondiale ou d’une ONG), à y inclure un lien malveillant ou un fichier vérolé que le destinataire sera incité à suivre ou télécharger et, enfin, à adresser ce message au plus grand nombre par plusieurs vecteurs (courrier électronique, Messenger, Whatsapp, etc.).
Plusieurs objectifs peuvent être poursuivis : le vol d’informations sensibles, de données bancaires via un lien renvoyant vers un faux site, imitant par exemple celui d’une banque, le téléchargement d’un logiciel dit ransomware, prenant en otage – par cryptage – les données de la cible et imposant le paiement d’une rançon pour obtenir le déchiffrement.
À cette date, il existe peu de retours sur les formes de phishing ayant commencé à sévir en France mais il semblerait que des invitations à télécharger des attestations de sortie sur des sites non officiels aient pu être utilisées. À l’étranger, IBM a identifié de faux courriers électroniques d’autorité de santé invitant à télécharger un bulletin de santé comportant un cheval de Troie bien connu, Emotet, qui permet aux hackers d’installer par la suite d’autres logiciels, notamment ransomware.
